MBK M 400 : il fait les 400 coups

Ce VTT très classe dans son écrin noir verni ne demande que de beaux chemins pas trop cassants pour vous emmener loin. Plutôt orienté randonnée tranquille, le M 400 dispose d’arguments pour vous convaincre.

Le MBK bénéficie vraiment d’une superbe finition : les tubes en aluminium 6066 et les soudures sont recouverts d’une peinture noire vernie très classe. Les bases et haubans très fins, qui laissent augurer une bonne filtration des vibrations, contrastent avec le gros tube diagonal. Ce dernier semble déformé par une pliure due à un choc frontal avec la fourche. Un petit wishbone relie les haubans triangulaires au tube de selle. Les pattes arrière ajourées ne sont pas d’une grande originalité. Les équipements sont du même acabit que le cadre. Ainsi, c’est l’excellente Rock Shox Recon SL qui s’occupe de filtrer les chocs. Merci aux ingénieurs maison d’avoir pensé à ceux qui ne sont pas tout le temps à bloc : ils ont installé un guidon semi-relevé Easton et un pivot de fourche long que chacun peut couper à sa guise.

Avec le M 400, on peut affronter les kilomètres sans que les cervicales en pâtissent

En revanche, pourquoi une tige de selle aussi courte ? Il ne faudra pas vous tromper de taille de cadre ou alors changer le tube de selle pour un modèle plus long si vous aimez rouler sur un petit vélo, avec une bonne sortie de tige de selle. Le dérailleur arrière Shimano XT Shadow contraste avec le Microshift avant, tout comme le protège-plateau en plastique, issu des vélos de ville mais répondant à de curieux critères… Les roues sont montées sur des jantes Rigida qui présentent une particularité : le perçage des rayons les rapproche deux par deux. Si l’esthétique générale est fort sympathique, nous n’avons pas noté une rigidité latérale supplémentaire. Quand on s’assied sur le M 400, la différence avec le Finalist apparaît de manière flagrante : on est en position pour affronter de nombreux kilomètres sans que les cervicales en pâtissent (là, ce sont plutôt les lombaires qui risquent de souffrir…).

Si la rigidité est au rendez-vous au démarrage, elle l’est aussi dans la transmission des gros impacts qui percutent directement l’arrière. La roue arrière saute alors de caillou en caillou sans trouver de motricité. En revanche, les petits chocs et les vibrations sont bien filtrés. Le problème vient donc sûrement du wishbone. Virages serrés et courbes sont bien contrôlés grâce au guidon relevé. De quoi compenser une géométrie sage et peu amusante. Si les pneus Kenda de base étaient plus accrocheurs, les descentes pourraient être abordées avec plus de sérénité. La fourche Rock Shox Recon travaille bien sur les chocs petits et moyens. Lorsque ça tabasse fort, elle affiche ses limites, contrairement à la Reba du Mondraker. En côte, on reste assis, relax. Il faut laisser partir le Mondraker. On rattrapera ce sprinteur plus tard si le terrain n’est pas trop cassant. Le MBK est un vrai tout-terrain polyvalent mais il rame un peu dès qu’il faut envoyer les watts. Sa position de pilotage incite à rouler loin et longtemps. Avec des pneus plus gros et accrocheurs, on pourrait attaquer franchement, le cadre restant neutre dans son comportement.

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