Absa Cape Epic : Leïla et Philippe toujours dans la course !

En ce troisième jour de course sur 8, en comptant le prologue,Leïla et Philippe sont toujours en selle, après la terrible étape 1 d’hier. Nous les avons retrouvés à Greyton ce soir, après la « petite » étape de 62km d’aujourd’hui.

Vélo Tout Terrain : Leïla, comment s’est passée la journée d’hier ?

Leïla : Assez chaud il faut dire. Le plus difficile a été de penser à s’hydrater constamment; j’ai bu plus de 4 litres d’eau sur la journée…Après, je suis habituée à ces chaleurs dans la mesure où je vis ici. Contrairement à Philippe qui est descendu de l’avion il y a quelques jours, venant du froid hivernal en France.

VTT: le circuit, c’était comment ?

Leïla : il faut bien se rendre compte que 100km avec 2300m de D+, sur le papier, cela ne semble pas si énorme. Mais ici, cela prend toute ses proportions avec la chaleur en plus. Sinon le tracé était bien, malgré les crampes de Philippe à 30km de l’arrivée. Et comme l’organisation avait placé, comme souvent, une dernière côte avant d’arriver, suivie de petits singletracks derrière où il fallait rester vigilant. Et puis nous avons dû marcher pendant 45 min en plein « cagnard » car tout le monde mettait pied à terre…Cela nous a ratatiné comme il faut.

VTT : et aujourd’hui ?

Leïla : je bénis des dieux les organisateurs d’avoir pris la décision de raccourcir l’étape; un vrai cadeau pour moi car je ne pensais pas avoir mal au genou. Je n’aurais peut-être pas tenu jusqu’au bout et il y aurait eu de la casse. Ce n’était pas tellement technique, mais la fatigue aidant…

VTT: Philippe, tu nous parles du stage 1 ?

Philippe : le problème que j’ai eu hier, c’est que je n’ai pas encore l’habitude de mettre la main au bidon et de manger régulièrement. Je l’ai payé au km65. Le dernier mur, j’étais crampé jusqu’au oreilles en passant par les mains. Pas assez d’eau, pas de sel dans mon alimentation, donc la sanction a été fatale. Heureusement, Leïla a été là pour me tirer, elle vraiment joué le jeu et peut-être le paye-t-elle aujourd’hui avec son genou..

VTT : et le stage 2, qu’en était-il ?

Philippe : la décision prise était la bonne pour tous, sachant qu’à cette  heure, 75 équipes ont déjà abandonné. Une sage décision. Sinon, le parcours était agréable, en fait, on se rattache à ça pour rouler. Et toujours aussi de super rencontres avec des gars et des filles qui ne parlent pas la langue, mais qui ont toujours un geste en passant; jour après jour, on crée des liens avec de parfaits inconnus qui deviennent des amis sur une telle épreuve. On ne peut pas comprendre si on n’est jamais venu sur la Cape. C’est vraiment à part.

VTT : qu’est ce qui permet de tenir avec de telles difficultés ?

Philippe : le fait de savoir que pas mal de gens t’encouragent sur les réseaux sociaux, par exemple. On rentre le soir, on allume le téléphone et on voit les copain restés en France qui pensent à nous. Nous, on diffuse aussi pour leur faire partager notre aventure, car s’en est une assurément. Partager le rêve de la Cape Epic, c’est aussi une façon de renvoyer tous ces encouragements qui nous portent au quotidien.

Départ demain pour le stage 3: 78 km avec 1650m de D+au départ et à l’arrivée de Greyton (Elandskloof précisément).

A suivre…et vous pourrez retrouver Leïla et Philippe, ainsi qu’un reportage complet sur la Cape Epic dans le prochain numéro de Vélo Tout Terrain.