Orbea Alma H50 : pour bien démarrer !

DR B. Lacoste

S’il y a un VTT qui inspire de nombreux crosseurs, c’est bien l’Orbea Alma. Popularisé et auréolé de victoires avec Julien Absalon puis avec le team Luna Chix, il continue de faire les belles heures de la marque espagnole. On a voulu voir si une version entrée de gamme en aluminium était au niveau.

Profil_Alma
DR B. Lacoste

[Htab][tab title= »PRIX »]1099€[/tab][tab title= »POIDS »]12,31 kg sans pédales en taille M[/tab][tab title= »DEBATTEMENT »]Déb. av. : 100 mm | Déb. ar. : – [/tab][tab title= »USAGE »] Rando-sport, vallonné, plaine.[/tab][/Htab]

Comme tous les Orbea, l’Alma dispose d’une identité forte. On démarre avec son châssis. Il est en aluminium hydroformé et reprend à son compte la technologie 4×4 inaugurée sur la version carbone du vélo. Sur le papier, cette dernière offre une rigidité et un confort accrus par rapport au modèle précédent. Il dispose de roues de 29 pouces pour les tailles M, L et XL, mais se décline également en 27,5’’ pour les tailles S, M et depuis cette année L. Autrement dit, si vous mesurez entre 1,65 et 1,90 mètres, vous avez le choix entre deux tailles de roues. De notre côté, on a opté pour une version 29 pouces, collant parfaitement à une pratique XC et rando sportive. Par ailleurs, compte tenu du montage axé entrée de gamme du Alma H50, qui s’adresse en premier lieu aux pratiquants occasionnels et débutants, le choix d’un diamètre de roue sécurisant est la meilleure option à envisager. Le cadre de l’Alma dispose d’une douille de direction conique, d’un axe arrière rapide, d’une patte de frein Postmount 160 et d’une boîte de pédalier au standard BSA, voilà pour le côté technique. La géométrie n’est pas en reste. Identique aux modèles carbone, elle est typée cross-country compétition. La direction est refermée à 70,5° pour gagner en maniabilité à basse vitesse. Le triangle avant dispose d’un tube supérieur dans la norme favorisant une bonne position assise. Sa longueur réelle (Reach), qui définit la position debout, est par contre plutôt courte. Elle est rattrapée par une potence en 90 mm. À l’inverse, les bases en 436 mm sont un peu longues à notre goût. Néanmoins, l’association des parties avant et arrière permet de sortir un vélo à l’empattement réduit pour la catégorie. On vous a annoncé la couleur au niveau de l’équipement, on fait dans le basique. Néanmoins, l’Alma H50 est cohérent dans son montage, pour qui cherche un VTT autour de 1 000 € capable de randonner en famille le mercredi après-midi, d’arsouiller entre potes le samedi, de faire la rando locale le dimanche et d’aller au boulot le lundi ! On retrouve donc une fourche RockShox XC32 équipée d’un ressort Solo Air, une transmission triple plateaux Shimano, une paire de roues Mavic équipée de moyeux également fournis par la firme nipponne et des freins Formula C1 pour arrêter les 12,3 kg de la bête.

Cintré

Une fois au guidon de l’Alma, on trouve très vite ses marques. La position est bonne, même si on aurait aimé avoir une assise plus confortable. La selle plate du H50 est à réserver à un usage compétition. Néanmoins, on prend plaisir derrière le guidon. Le vélo répond à nos sollicitations, sans non plus être un foudre de guerre. Les bases un peu longues jouent en la défaveur de la vivacité, même si l’empattement court du vélo équilibre et rattrape ce phénomène. À l’inverse, on gagne en stabilité une fois dans les raidards. Il faudra néanmoins un bon bagage physique pour emmener dignement l’Alma et ses 12,3 kg. Par ailleurs, le cadre en aluminium est plutôt confortable. Il filtre bien les vibrations et les petites aspérités. Il est un peu plus raide sur les chocs plus importants, mais rien de dramatique. C’est le genre de vélo capable de vous accompagner pour de longues sorties sans aucun pépin. Rouler au train se fait d’ailleurs sans difficultés, et c’est sur ce rythme qu’on aborde les grimpettes. Lorsqu’on attaque les portions sinueuses et un peu plus rapides, l’Alma s’en sort très bien. Les grandes roues apportent la stabilité nécessaire. Son format plutôt court, associé à une direction vive, lui permet d’assurer une bonne maniabilité. On affronte les changements de direction sans difficulté. Les freinages se négocient avec confiance. Le disque en 180 mm à l’avant aurait mérité en fourche avec un axe de 15 mm pour optimiser la répartition des forces, on s’en passera… En descente, la fourche RockShox fait le travail. Elle dispose d’une bonne hydraulique en compression. On aurait simplement aimé une plage de réglage de détente un peu plus importante (même au plus rapide, elle reste lente en retour). Là encore, l’empattement réduit du vélo facilite son placement dans la pente. La monte pneumatique en Maxxis Ikon offre un excellent compromis entre rendement et accroche latérale sur terrains secs et mixtes. Leurs carcasses légères nécessitent néanmoins d’éviter tout contact avec des pierres.

Globalement, cette version Alma H50 offre des capacités intéressantes pour qui veut se mettre sérieusement à la pratique de notre sport. Elle comblera également les petits budgets souhaitant rouler sous les couleurs espagnoles. L’Orbea répond parfaitement aux caractéristiques d’un VTT taillé pour la randonnée et plus si affinités.

Ce qu’il faudrait changer

L’avantage avec des vélos entrée de gamme c’est que les axes d’amélioration sont nombreux et pas forcément hors de prix. Pour un usage purement plaisir, on vous conseille l’adoption d’une selle plus confortable. Vous pouvez également opter pour un poste de pilotage un peu plus prestigieux avec une paire de grips lock-on. Les plus mordus peuvent également se séparer du pédalier triple. S’il ouvre le champs des possibles pour un usage quotidien, le plateau de 40 dents est tout bonnement inutile en VTT.

On a testé…

Le casque IXS Trail RS

IXS_Trail RS

Pensé pour une pratique all-mountain et enduro, le casque IXS s’adapte également parfaitement à une pratique randonnée sportive. Il brille par sa coque particulièrement enveloppante et c’est un sentiment de sécurité qui s’installe une fois le couvre-chef sur votre tête. Ses 22 aérations vous éviteront les coups de chaud. On retrouve un serrage micro-métrique dit Ergo Fit à la base du crâne pour parfaitement ajuster le maintien. On aurait aimé avoir une plage de serrage un tout petit peu plus large, pour être parfaitement au poil. Néanmoins, le Trail RS reste un exemple de confort à l’usage. Développé avec l’aide de Richie Schley, il saura vous accompagner pour tous vos types de sorties. 99,95 € – www.bstrading.net

 

Caractéristiques

FICHE TECHNIQUE : Tailles : M, L, XL – Modèle d’essai : M – Fourche : RockShox XC32 TK Air – Freins : Formula C1, ø180/160 mm – Dérailleur arrière : Shimano XT – Dérailleur avant : Shimano M591 – Pédalier : FSA Comet Megaexo, 22/30/40 – Commandes : Shimano SLX M670 – Cassette : Shimano HG50, 11-36v – Roues : Mavic XM119 Disc/Shimano M475 – Pneus : Maxxis Ikon, 29×2.20 – Potence : Orbea OC-II, 95 mm – Cintre : Orbea OC-II, 700 mm – Tige de selle : Orbea OC-II, ø 27.2 mm – Selle : Selle Royal Seta S1 – GEOMETRIE en taille M : Top tube : 580 mm – Tube de selle : 440 mm – Angle de direction : 70,5° – Angle de tube de selle : 73,5° -Bases : 436 mm – Empattement total : 1 090 mm  – Hauteur de boîtier : 314 mm.

Distributeur : Orbea, www.orbea.com

RENDEMENT [star rating= »3″]
CONFORT [star rating= »3.5″]
MANIABILITE [star rating= »3.5″]
STABILITE [star rating= »3.5″]
PRIX/EQUIPEMENT [star rating= »3.5″]

[quote] On aime : Confortable • Maniable
On regrette : Masse globale • Bases longues.[/quote]

 

 

 

 

 

Previous articleJob chez DT Swiss France
Next articleSunn Kern LT, les premières images !
Journaliste & photographe à bikelive.com