C’était déjà la 26ème édition de la célèbre Mountain of Hell le week-end dernier, la « MOH » comme disent les initiés, ceux qui ont bravé le glacier et la descente de Venosc jusqu’en bas, dans la vallée. Un beau rendez-vous encore une fois, mais avec quelques changements du côté des podiums : les p’tits jeunes poussent fort et cela se voit !
Sous un soleil et des températures agréables et dans une ambiance survoltée, cette édition 2026 a tenu toutes ses promesses. Des conditions parfaites, une météo idéale et une neige bien présente jusqu’à 2 600 m d’altitude ont offert un terrain de jeu exceptionnel aux 1 073 pilotes inscrits (représentant 27 nationalités). Répartis entre la MOH classique (734 partants), l’E-MOH (121 engagés) et la MOH Kids (96 jeunes riders), tous étaient venus pour dompter les éléments et vivre le grand frisson de l’une des plus grandes mass-start au monde. Pour garantir la sécurité des pilotes et assurer des conditions de glisse optimales sur la partie enneigée, les organisateurs ont avancé le départ dominical à 8h30. Une sage décision : les riders ont pu s’élancer à tombeau ouvert depuis le glacier à 3 200 m d’altitude sur une neige parfaitement travaillée.



Une bataille de titans au sommet et quelques pros en difficulté !
Si la Mountain of Hell est réputée pour son esprit de camaraderie et son fair-play légendaire où pros et amateurs partagent la même ligne de départ pour le plaisir de rouler entre potes, la compétition est restée féroce. Le scénario de la grande finale du dimanche a totalement chamboulé les pronostics. Rapidement, des pointures comme Kilian Bron, Alex Rudeau, Ben Deakin ou Olivier Bruwiere ont été distancées à la suite d’incidents techniques. La voie s’est alors libérée pour un duel d’anthologie entre Damien Oton, vainqueur en 2025 (et grand vainqueur de l’E-MOH 2026 la veille), et la nouvelle sensation du VTT de descente, le jeune français de 20 ans, Kimi Viardot. Au coude à coude sur les 2300 m de dénivelé et les 25 km de tracé, les deux hommes se sont rendu coup pour coup. Si Damien Oton a fait parler sa puissance dans les relances notamment de Bellecombe, la tactique de Kimi Viardot a payé : resté blotti dans la roue de son aîné, le jeune pilote a porté son attaque décisive dans les derniers mètres, à l’entrée de la redoutable piste technique Black Garden, juste avant l’arrivée à Venosc (960 m). Kimi Viardot s’impose en 23 minutes et 57 secondes.
Chez les dames, le vent du changement a également soufflé. Émilie Serre, impériale l’an passé , a dû céder sa couronne à la talentueuse Néo-Zélandaise Lucy Jenkins, qui signe un temps canon de 32 min 37 s (95e au scratch général), confirmant le rayonnement international de l’épreuve. Sur les 25 pilotes féminines inscrites, 20 ont bravé l’enfer de la descente avec des chronos globaux en nette progression par rapport à 2025.
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