Solid Blade 7.0 : Dur comme du béton !

Saluons tout d’abord l’initiative de Fred et Mathieu. Ces jeunes importateurs nous proposent une nouvelle marque : Solid Bikes. De ce côté-ci de la frontière, peu de vététistes connaissent cette société allemande créée par Peter Schimd et qui en est à sa sixième année d’existence.Le Blade 7.0 est le modèle enduro de la marque…

Observez-le de profil : les angles de fourche et de tube de selle ne laissent pas de place au doute quant à l’usage réservé à ce Blade. C’est un enduro qui aime le négatif et l’attaque. Pas d’originalité dans la conception du cadre, Solid reprend le principe de suspension FSR. Il fonctionne très bien, alors pourquoi se compliquer la vie ? L’alu 7005 ne doit pas être si solide que ça vu le nombre de renforts énormes soudés un peu partout sur le cadre, qui mélange tubes ronds et pièces usinées comme le yoke, le wishbone et les biellettes, un peu massives. Modèle court, très sloping… On comprend mieux le pourquoi de ces renforts : ces vélos sont conçus pour «envoyer» mais il faut trouver le mode d’emploi, sous peine de faire un rejet.

Le Blade n’aime pas la vitesse sur le plat. En descente, interdiction de rouler doucement, sous peine de s’ennuyer !

Il ne faut pas hésiter à privilégier un SAG de 30%, aussi bien avec 130 mm de débattement qu’avec 160 mm : c’est dans cette plage de réglages que le Blade fonctionne le mieux. Première (bonne) surprise : il ne s’enfonce pas au démarrage (hormis les 30% de SAG). La suspension se fige sous les coups de pédales, même en danseuse. Idéal pour ne pas avoir le moral dans les chaussettes ! Cela n’empêche pas le rendement d’être là. La position est très haut perchée, le guidon à la même hauteur que la selle. La masse générale du VTT incite davantage le pilote à compter les fleurs sur le bord du chemin qu’à dépenser de l’énergie pour atteindre 25 km/h… Disons que pour la balade en plaine, il y a mieux ! Heureusement, dès que le profil se fait descendant, c’est l’éclate totale.

Mais il faut aller vraiment vite pour sentir le Blade vivre. Les appuis dans les courbes sont un peu flous. Ce n’est pas dû au cadre mais aux rayons des roues, pas assez tendus. Les vitesses impressionnent. On contrôle bien la trajectoire. Il suffit d’un passage «aérien» pour se sentir en sécurité. On est alors prêt pour de gros délires, avec des réceptions douteuses. Voilà un VTT au caractère bien affirmé. Son usage le rapproche plus d’un modèle freeride que d’un véritable enduro.

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