Santé : l'arnica, une plante contre les coups
Par Christine Taupin - Photos : DR Le 27 01 2012
On se souvient tous, enfant, des massages à l’arnica prodigués par notre mère alors que nous venions de nous cogner ou de chuter lourdement.
Et c’est vrai que cela faisait un bien fou, tant au niveau physique, en limitant l’apparition de l’hématome et atténuant la taille de la bosse, qu’au niveau moral, puisque nous bénéficions alors, du même coup, d’un petit câlin réparateur. Rien d’étonnant donc à ce que toutes les familles disposent d’un tube d’Arnica, longtemps appelé « herbe aux chutes », dans leur armoire à pharmacie. Mais aujourd’hui, l’arnica n’intéresse plus seulement les mères de famille. Cette jolie fleur jaune, transformée en pommade, est de plus en plus couramment utilisée par les sportifs souffrant de douleurs musculaires, d’entorses ou d’ecchymoses, mais aussi avant l’activité sportive. Dans ce cas, utilisée en frictions rapides et en complément de l’échauffement, elle limite les risques de contractions musculaires. Après l’effort, les massages à l’arnica, lents et amples, accélèrent la récupération musculaire et préviennent l’apparition des courbatures. Julien Absalon lui-même loue les bénéfices des huiles de massages à l’arnica en déclarant utiliser une huile de massage à l’arnica à chaque fin de compétition ou séance d’entraînement. « Un tel massage permet de drainer les toxines comme l’acide lactique présent en grande quantité dans les fibres musculaires après l’effort, et de relaxer les muscles » déclarait-il récemment lors d’une conférence de presse.
Des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques

Mais d’où vient cet engouement pour l’arnica ? Peut-être du fait qu’il s’agit d’un produit naturel et que ses vertus bienfaisantes (anti-inflammatoires, analgésiques et anti-ecchymotiques) sont connues et reconnues depuis le Moyen-Âge. Et, dans un monde où tout change très vite, il est bon de pouvoir se rattacher à des valeurs sûres ! Les principes actifs de l’arnica sont concentrés dans ses pétales. Mais attention, l’arnica, fleur de la famille des Astéracées comme la camomille et le souci, ne doit jamais être utilisée autrement qu’en application externe (exception faite de l’homéopathie). Dans le cas contraire, elle peut se révéler extrêmement toxique pour le système nerveux, digestif, respiratoire et cardiaque. Il faut donc éviter de l’appliquer sur les plaies ouvertes. Si certaines personnes aiment préparer leur propre teinture-mère ou tisane d’arnica, à appliquer par le biais de compresse, il existe de nombreuses préparations toutes faites, sous forme de gel, pommade et huile. Il suffit alors de les étaler en massant doucement pour en ressentir les premiers bienfaits.
Disponible également sous forme de granules homéopathiques, l'arnica montana fait partie des remèdes à toujours avoir sur soi lorsque l’on participe à une épreuve VTT ou à un trek. Faciles à utiliser et prises immédiatement après une chute, les granules à l’arnica soulagent très rapidement. Et on peut en reprendre régulièrement jusqu’à la disparition de la douleur. L’arnica montana se révèle aussi intéressante pour activer la cicatrisation des blessures. Notons que, dans sa forme homéopathique, l’arnica peut être dosée de différentes manières (5 CH, 9 CH, 15 CH…). Cela donne une indication sur le nombre de dilutions subies par le principe actif de l’arnica en partant de la teinture mère. Les doses à prendre et leur efficacité varieront donc en fonction du mode de préparation. Il est donc important de demander conseil à son médecin ou à son pharmacien.
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