Giant Talon 3 : un bel étalon !
Par Michel Périssat - Photos : Jérémie Reuiller Le 30 08 2010
Giant a revu ces VTT entrée de gamme avec bonheur, place au plaisir, avec un tout nouveau cadre, un peu plus confortable.
Il y deux ans, lors de nos essais, les Giant premiers prix, n’étaient pas à la fête. Cadre totalement à coté de la plaque, équipement très moyens, de quoi dégoûter carrément le vététiste de continuer à pratiquer ce sport loisir nature. Heureusement, les critiques ne furent pas veines, le numéro un mondial a redressé le tir avec bonheur, sous la forme un nouveau cadre. Le Talon se décline en 5 modèles, notre modèle d’essai étant l’entrée de gamme. Le cadre fabriqué en aluminium Aluxx, présente une belle finition, des pattes arrière rigides qui se passent de renfort coté disque, d’un jeu de direction intégré et d’une peinture robuste. Côté équipement, on serre les prix, pas de 27 vitesses, ni de pédalier à roulements extérieurs, mais tout de même un dérailleur arrière Shimano Deore Shadow, et des accessoires made in Giant bien finis.
Une fourche qui gâche un peu le plaisir...
La fourche de 100 mm est une SR Suntour XCM V2 doté d’un blocage. Nous aurions préféré un réglage de détente, car cette fourche n’est pas une réussite, et surtout nuie au Talon. L’assise est très haute, parfaite pour se balader le long d’un chemin de halage, mais manque d’appuis à haute vitesse. Heureusement, Giant a prévu dans sa grande générosité 3 cales pour ajuster la hauteur du poste de pilotage. On baisse tout ! Les 13,30 kg de l’engin ne se sentent pas trop au démarrage, il accélère bien : nous sommes loin de l’enclume du millésime précédent. N’hésitez pas à relancer en danseuse, le Talon s’y prête bien. Arrivé à sa vitesse de croisière qui est relativement modeste, le Talon se maintient sans effort particulier. Cette position de sénateur, implique un centre de gravité haut, d’où une maniabilité un peu pataude. Il faut rester concentrer dans les passages techniques, étroits, faute de quoi on se fait vite embarquer à l’extérieur des virages.
La faute en revient au cadre qui n’est pas un exemple de rigidité latérale, d’où un flou lors des appuis en entrées de virages. Les pilotes les plus engagés devront prendre en compte cette donnée avant l’achat. On retrouve aussi cette élasticité du cadre au niveau du triangle arrière, mais là, on ne va pas s’en plaindre. En effet le Talon devient alors largement vivable dans les parties défoncées. Ce n’est plus un bout de bois qui renvoie chaque petite pierre dans les vertèbres comme l’était l’ancien modèle. Par contre, en descente, c’est l’enfer dès que la roue avant se met en phase de détente : le « clong » de fin de course nullement freinée résonne dans les mains et rends toutes velléités de descente sportive réduites à néants. C’est dommage car la fourche fonctionne plutôt en amorti permettant de bien profiter des 100 mm de débattement.
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